Témoignage d'accompagnement en fin de vie

Bodhisattva, moine, nonne accompagnant une personne en fin de vie.

par Nelly Shin Gen Tereszkiewick

(Commission zen et Société)

Avant d’ouvrir pour la première fois cette porte derrière laquelle se trouve l’inconnu,

Sortir des dualités afin d’être en unité avec la personne à rencontrer.

Tout homme a quelque chose à nous apprendre, tout évènement est porteur d’un enseignement.

Avant d’ouvrir cette porte laisser son statut social et ses préjugés à la porte des échanges, lâcher soucis et préoccupations. Faire taire son dialogue intérieur.

Offrez la vie de l’extérieur, l’odeur des saisons, les rayons de soleil, une histoire... un parfum, une présence, le silence.

Ecoutez le souffle, le regard et les paroles de la personne que vous accompagnez.

Une écoute créative, attentive, sensible, précise, empathique, non judicative, écoutez sans angoisse l’angoisse de la personne en fin de vie.

Savoir être authentique.

Touchez ce corps, cette main qui raconte une histoire. Etre seulement là, attentif à toutes ses demandes plus ou moins exprimées.

En s’abandonnant, le mourant nous attire aussi dans cette confiance et dans ce respect.

Accueillir l’autre en soi comme lui nous reçoit. La vie est là, passant par notre coeur pour aller jusqu’au bout des doigts.

Sortir de nos conditionnements et voir avec les yeux du coeur et non pas avec un regard rétréci qui juge, qui évalue, qui apprécie.

Respecter ce que dit l’autre. Entendre les richesses qu’il nous communique.

Comprendre ce qu’il comprend, être humble, ne pas maîtriser mais servir, ne pas savoir mais écouter,

Entendre en profondeur ce qu’il dit.

Percevoir l’univers spirituel du mourant et souvent sa souffrance spirituelle (révolte, culpabilité,...)

User d’imagination pour trouver les moyens appropriés d’apporter un soutien spirituel en impliquant la famille, les amis.

La personne en fin de vie a besoin d’être aimée pour se sentir vivante.

L’accompagnant donne du temps et de la douceur.

Ce moment présent est un moment précieux et accepter que la mort en fasse partie semble induire une sérénité.

Tant que nous sommes vivants, nous ne sommes pas morts. Pour nous, accompagnants, c’est évident, la personne en fin de vie est bien vivante et nous essayons de l’aider à vivre au mieux ce moment présent avec un milieu accueillant.

INFORMATIONS PRATIQUES.

 

Plusieurs formations existent pour Bénévoles formés a l'accompagnement de la fin de vie: JALMAV, TONGLEN, ASP... Elles ont toutes pour but de considérer la personne malade jusqu'au bout comme un sujet vivant, de soutenir les personnes malades et leur entourage
dans le respect constant de leur volonté.

 

Les associations qui organisent l'intervention des bénévoles se dotent d'une charte qui définit les principes qu'ils doivent respecter dans leur action: respect des opinions philosophiques et religieuses de la personne accompagnée; respect de sa dignité et de son intimité; discrétion et confidentialité; absence d'interférence dans les soins .

 

 

ACTIONS DE L'ASP (Association pour le développement des Soins Palliatifs) :

1. Accompagnement des malades en structures hospitalières et à domicile

2; Accompagnement en établissements d'hébergement pour personnes âgées

3. Formation initiale et continue des accompagnants bénévoles (11 mois, un samedi par mois)

4. Soutien des accompagnants par les groupes de parole avec un psychologue clinicien

5. Organisation de conférences et journées d'information pour le grand public

6. Edition régulière d'un bulletin d'informations pour les membres de l'association

 

 

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