POEMES

POEMES

Antonio Taishin AranaGendro202008 2

 

En ce temps de discrédit
je marche sur le sentier
avec les mains ouvertes
caressant les mûrs épis d’orge
****


INTIMITÉ


Faisant la voie,
on marche en silencieuse coïncidence
jusqu’aux limites de notre domaine.
C’est le crépuscule,
et les arbres n’ont plus de feuilles.
A peine joueux
je sourit à chaque pas
dans cet allée-retour
d’illusions et d’éveils.

CHANT DE LA DEPOSSESSION

Seulement la lumière
silencieuse,
même pas le souffle
Ni seuil,
Ni maison,
Ni voie où laisser l’empreinte.
Détaché de tout,
dépouillé,
pleinement habité.
dans le potager,
orphélin ma peur et moi,
je déchire ma chemise
et l’abandonne maintenant
au caprice du temps.
Ces mains
qu’aux temps de discrédit
ont caréssé ton corp et les épis,
les caresse maintenant
le léger va-et-vient de la mer.
***


Numeralis

Feuilles de-ci de-là: innombrables.
Heure du matin: 7.
Practiquants du dharma: 6.
Arbres nus sur la place: 5.
Pas sur le chemin ophite: 4.
Degrés sous zéro:3
Et tout, tout cela:1.
UN sans deux.

***

Dans tes yeux je me regarde:
Miroir
Fenêtre
si je te vois.
***+++*****

L´automne t´habille
de tes plus beaux vêtements:
ta nudité-

Mots-clés: NL31

Imprimer E-mail

Nous utilisons des cookies sur notre site web. Certains d’entre eux sont essentiels au fonctionnement du site et d’autres nous aident à améliorer ce site et l’expérience utilisateur (cookies traceurs). Vous pouvez décider vous-même si vous autorisez ou non ces cookies. Merci de noter que, si vous les rejetez, vous risquez de ne pas pouvoir utiliser l’ensemble des fonctionnalités du site.